Guides

Un aperçu des documents concernant les exigences techniques pour la physico-chimie, qui inclut des informations sur les possibilités d'extrapolation pour les matériaux d'emballage, les spécifications FAO et WHO et la ligne directrice européenne concernant la validation des méthodes analytiques.

Les exigences de données relatives aux résidus dans ou sur les produits traités, les denrées alimentaires et les aliments pour animaux

Un aperçu détaillé des exigences en matière de données et des évaluations des risques à réaliser pour la section écotoxicologie.

Ce guide donne un aperçu des exigences pour l'autorisation de produits phytopharmaceutiques en matière de devenir et de comportement dans l'environnement.

Guide pour le demandeur d'une autorisation d'un produit pour un usage amateur

Guide européen concernant le commerce parallèle

La procédure détaillée pour l'évaluation des substances actives avec la Belgique comme Etat Membre Rapporteur (RMS) ou co-RMS

Le Comité d’agréation publie une liste de questions fréquentes (FAQ) concernant l’obligation d’avoir recours à une bande enherbée de 20 m de large le long d’une eau de surface pour les parcelles traitées avec des produits à base de terbuthylazine.

Le guide concernant l'expression de la dose pour les cultures verticales contient toutes les informations nécessaires pour permettre aux détenteurs d'autorisations de produits phytopharmaceutiques de calculer eux-mêmes une dose par hectare de haie.

Le commerce parallèle permet la circulation de produits phytopharmaceutiques autorisés au sein de l'Union européenne. Un produit phytopharmaceutique qui est autorisé dans un autre Etat membre européen peut ainsi être commercialisé en Belgique lorsque celui-ci a reçu un permis de commerce parallèle. Ce document a pour objectif de résumer et clarifier les exigences applicables à la mise sur le marché des importations parallèles.

Plusieurs produits phytopharmaceutiques sont autorisés sur le marché belge pour un ou plusieurs usages sous protection. En pratique, les différentes structures de protection sont utilisées pour protéger les cultures du soleil, du vent, de la grêle ou encore des températures trop faibles. Cependant, certaines structures de protection ne couvrent pas suffisamment la culture pour que celle-ci puisse entrer dans la catégorie des cultures sous protection comme spécifié sur l’acte d’autorisation des produits.

Information concernant la conversion de dose par hectare de haie en quantité pour la parcelle

Suite à la publication de la ligne directrice européenne concernant les émissions des produits phytopharmaceutiques dans l’environnement lorsque ceux-ci sont appliqués sur des cultures sous protection (SANCO/12184/2014 – rev. 5.1 du 14 juillet 2015), le Comité d’agréation des pesticides à usage agricole a établi comment ce guide sera appliqué en Belgique. Pour les demandeurs d’une autorisation pour un produit phytopharmaceutique, le document ci-dessous reprend une explication sur la façon dont l’évaluation des risques sur l’environnement doit être réalisée dans le dossier de demande.

Le principe général, la base légale et les déclarations (via les textes, dessin, schéma, image,…) qui figurent sur l’étiquette ou le projet d’étiquette des produits borderline

Ce guide a pour but d’expliquer comment notre service procèdera à l’évaluation comparative et de substitution, une exigence pour certains produits phytopharmaceutiques introduite par le règlement (CE) N° 1107/2009 et d’annoncer un nouveau guide pour les demandeurs. De plus, nous proposons aux demandeurs un formulaire spécifique pour la Belgique en annex 2, pour soumettre les informations supportant l’évaluation comparative.

Cette liste reprend les produits phytopharmaceutiques autorisés en Belgique pouvant être utilisés en agriculture biologique conformément à l’annexe II du règlement (CE) 889/2008 de la Commission du 5 septembre 2008 portant modalités d’application du règlement (CE) n°834/2007 du Conseil relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques en ce qui concerne la production biologique, l’étiquetage et les contrôles.

La Commission européenne a préparé un document guide afin de décrire la procédure à suivre et préciser sous quelle forme le dossier doit être introduit (format de la demande, documents à introduire,…). Ce guide peut être consulté au lien suivant :

Dans ce document, les modalités d'application de l'approche belge relative à l'évaluation des abeilles sont décrites. Il contient ce qui suit :

  1. Les études pour les abeilles (abeilles mellifères, bourdons et abeilles solitaires) qui doivent être fournies dans un dossier d’autorisation pour un produit phytopharmaceutique en Belgique.
  2. Les guidances qui doivent être utilisées pour l’évaluation du risque pour les abeilles dans l’évaluation des produits phytopharmaceutiques en Belgique.

La procédure pour une demande d’agrément GEP ou pour une autorisation pour l’importation et/ou l’utilisation d’un produit phytopharmaceutique à des fins de recherche ou de développement est décrite dans ce guide.

Exigences nationales belges pour l'autorisation d'adjuvants pour un usage agricole

De nouvelles lignes directrices Européennes concernant les aspects techniques et les procédures entrent en vigueur. Cela a des conséquences sur les demandes d'autorisation des produits phytopharmaceutiques et sur les dossiers d'approbation des substances actives au niveau Européen. Une vue d'ensemble des lignes directrices récentes ainsi que leur date d'entrée en vigueur sont décrits dans le document ci-dessous.

Sauf indication contraire dans le document, les lignes directrices sont disponibles sur le site web de la DG Health and Food Safety.

Conseils pratiques pour une utilisation et un stockage des granulés anti-limaces corrects et sans danger pour vos animaux domestiques

Authorizations in ornamentals are generally use extensions made by third parties (research stations, producers organizations, … ), but authorization holders are also invited to propose use extensions in ornamentals. This guidance indicates the points which should be taken into consideration when generating this type of dossier.

Un des prérequis avant d’autoriser un produit phytopharmaceutique est que les résidus dans les aliments pour l’homme et l’animal qui pourraient résulter de l’utilisation prévue de ce produit soient couverts par les Limites Maximales de Résidus (LMR UE).

La procédure pour la demande et l’établissement d’une LMR de l’UE (y compris pour une tolérance d’importation) est décrite dans Guidance Document SANTE/2015/10595 préparé par la Commission Européenne.

La soumission et l’évaluation des données permettant de confirmer une LMR de l’UE réclamées à la révision des LMR suit grosso modo la même procédure qu’une application standard pour l’établissement / la modification d’une LMR de l’EU (voir ci-dessus). Des indications supplémentaires sont disponibles dans Working Document SANTE/E4/VW 10235/2016 préparé par la Commission Européenne.

Des informations pratiques supplémentaires relatives à l’implémentation de cette procédure en Belgique sont incluses dans un document de guidance séparé.

Les exigences nationales par Etat membre peuvent être consultées ici.

Une liste des applications qui sont considérées comme des cultures mineures en Belgique.

Vous trouverez une liste des instructions pour le renouvellement des substances actives sous Règlement (UE) No 1107/2009 (voir aussi instructions sous Directive 91/414/CEE).

1-MCP - instructions Art. 43 2,4-D - instructions Art. 43 2,4-DB - instructions Art. 43 acetamiprid - instructions Art. 43 acibenzolar-S-methyl - instructions Art. 43 Akanthomyces muscarius strain Ve6 - instructions Art. 43 acide benzoique - instructies Art. 43 alpha-cypermethrine - instructions Art. 43 Ampelomyces quisqualis strain AQ10 - instructions Art. 43 bentazone - instructions Art. 43 carfentrazone-éthyl - instructions Art. 43 Clonostachys rosea strain J1446 - instructions Art. 43 clopyralid - instructions Art. 43 composés de cuivre - instructions Art. 43 Coniothyrium minitans Strain CON/M/91-08 (DSM 9660) - instructions Art. 43 cyazofamid - instructions Art. 43 cypermethrin - instructions Art. 43 dimethenamid-P - instructions Art. 43 esfenvalerate - instructions Art. 43 ethofumesate - instructions Art. 43 étoxazole - instructions Art. 43 extrait ail - instructions Art. 43 fenhexamide - instructions Art. 43 florasulam - instructions Art. 43 flumioxazin - instructions Art. 43 foramsulfuron - instructions Art. 43 hydrogénocarbonate de potassium - instructions Art. 43 imazamox - instructions Art. 43 iodosulfuron - instructions Art. 43 isoxaflutole - instructions Art. 43 kieselgur - instructions Art. 43 laminarine - instructions Art. 43 lambda-cyhalothrin - instructions Art. 43 mesosulfuron - instructions Art. 43 metalaxyl-M - instructions Art. 43 Metarhizium brunneum strain MA 43 - instructions Art. 43 méthoxyfénozide - instructions Art. 43 metsulfuron-methyl - instructions Art. 43 picolinafen - instructions Art. 43 phosphate de fer - instructions Art. 43 propoxycarbazone - instructies Art. 43 propyzamide - instructions Art. 43 pyraflufen-ethyl - instructions Art. 43 pyriproxyfene - instructions Art. 43 silthiofam - instructions Art. 43 Streptomyces strain K61 - instructions Art. 43 sulfosulfuron - instructions Art. 43 tolclofos-methyl - instructions Art. 43 tribenuron - instructions Art. 43 trifloxystrobine - instructions Art. 43 zoxamide - instructions Art. 43

Ici vous trouverez la feuille de calcul Excel pour les valeurs PEC. D'autres feuilles de calcul (multiple application PEC calculator; first-order multiple application accumulation PEC) sont disponibles sur le site Web du Chemicals Regulation Directorate (CRD) du Royaume-Uni.

Certains produits phytopharmaceutiques ont des effets néfastes par rapport aux arthropodes/insectes non-ciblés (NTA) et aux plantes non-ciblées (NTP) qui se trouvent en dehors du champ traité. Pour ces produits, il y a lieu d’imposer des mesures d’atténuation du risque comme l’utilisation de buses anti-dérive, ceci afin de réduire la dérive autant qu’il est nécessaire. Un changement important par rapport à la brochure précédente est le fait que le matériel de réduction de la dérive pour la protection des NTA/NTP doit être appliqué sur l'ensemble de la parcelle et pas uniquement sur les bords de la parcelle.

Guide pratique pour les utilisateurs professionnels pour la protection des eaux de surface lors de l'utilisation de produits phytopharmaceutiques

Ce dépliant reprend les informations concernant la participation aux activités de formation et la prolongation de votre phytolicence.

Les organisations professionnelles, points de vente, etc. peuvent commander des dépliants papier via ce formulaire.

Les diplômes, certificats et attestations qui entrent en considération pour une demande de phytolicence.

Aperçu général des tâches autorisées par type de phytolicence.

Protocole d’encadrement du traitement des données au sens de l’article 20 de la loi du 30 juillet 2018 relative à la protection des personnes physiques à l’égard des traitements de données à caractère personnel, entre le Service Public Fédéral Santé Publique, Sécurité de la Chaine Alimentaire et Environnement, et le Département de l’Agriculture et de la Pêche de la Région flamande concernant les données relatives à la phytolicence.

Pour mettre sur le marché des fertilisants UE, une évaluation de la conformité doit être réalisé. Dans le cadre du règlement 2019/1009, il existe 4 types d'évaluation de la conformité :

  • Contrôle interne de la fabrication (module A)
  • Examen de type UE par un tiers (module B) suivi du contrôle interne de la fabrication (module C)
  • Assurance de la qualité du procédé de fabrication avec évaluation et surveillance par un tiers (module D1)
  • Contrôle interne de la fabrication avec des essais supervisés du produit par un tiers (module A1)

Pour le module A1, le module B+C et le module D1, une évaluation de la conformité va être réalisée par un organisme d'évaluation de la conformité (le tiers). L'organisme d'évaluation de la conformité est un organisme qui réalise des activités d'évaluation de la conformité, dont les essais, la certification et l'inspection.

Un organisme d'évaluation de la conformité qui souhaite réaliser ces tâches doit tout d'abord être accrédité par l'organisme national d'accréditation, le BELAC.

Ensuite, il doit introduire une demande de notification auprès du Service Produits Phytopharmaceutiques et Fertilisants du SPF Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement. Ensuite, ce service (« l’autorité notifiante » pour la Belgique) notifiera l’organisme d'évaluation de la conformité auprès de l'Union européenne. Après cette notification, l’organisme d'évaluation de la conformité est considéré comme un "organisme notifié" et peut commencer ses activités d'évaluation de la conformité.

La procédure de notification complète ce trouve ici. Un organisme d'évaluation de la conformité doit remplir ce document pour introduire une demande de notification auprès du Service Produits phytopharmaceutiques et Fertilisants.

La demande doit être introduite en ligne. Il est conseillé de lire les explications avant de se connecter à l'application. Dans l'application, le chemin à suivre pour introduire la demande de notification est le suivant :

  • Menu
  • Demandes pour un engrais, un amendement du sol, un substrat de culture, un produit connexe ou une boue d'épuration
  • Certificat pour un engrais, un amendement du sol, un substrat de culture ou un produit connexe
  • Tab > "demande" > dénomination du type = "demande de notification"

Pour obtenir une dérogation, une autorisation ou un certificat, il est possible d'introduire une demande en ligne, accompagnée d’un dossier contenant les informations nécessaires sur le produit. Plus d’informations sur les différents types de demande et les données à fournir sont précisées sur les pages "Procédure de demande d'une dérogation", "Boues d'épuration", "Reconnaissance mutuelle" et "Certificats, copies certifiées et traductions".

Attention : afin de pouvoir introduire une demande complète, veuillez utiliser le navigateur Firefox.

Un manuel d’utilisation de l’application est à votre disposition (voir ci-dessous). Vous trouvez ici des instructions et formulaires (à télécharger en bas) nécessaire pour commencer avec l'application :

  • Pour des raisons de sécurité, avant la première utilisation, chaque utilisateur doit s'enregistrer. Il est possible de créer un nouveau compte via l'écran d'accès à l'application.
  • Le premier utilisateur d'une entreprise doit ensuite faire une demande d’accès auprès du service Produits phytopharmaceutiques et Fertilisants en envoyant le formulaire "Création de l’administrateur local" par courriel. Il sera désigné administrateur local au sein de son entreprise. Il donnera accès à l'application aux collègues de son entreprise (voir manuel d'utilisation ci-dessous). Le formulaire "changement d'administrateur local" doit être expédié par courriel le cas échéant.
  • Une fois obtenu l’autorisation d’accès, chaque utilisateur pourra gérer les demandes de dérogation/autorisation et les dérogations/autorisations déjà délivrées.
  • Une entreprise peut déléguer à un consultant l'introduction de ses demandes pour ses produits. La délégation se fait soit via l'application soit en envoyant le formulaire "Délégation à un consultant" par courriel à notre service.

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Les pesticides peuvent être nocifs pour l’environnement et la santé.
Utilisez-les en dernier recours et avec prudence !

L'utilisation de pesticides au jardin, dans et autour de la maison peut présenter un risque pour les humains, les animaux et l'environnement. Bien que tous les produits fassent l'objet d'une évaluation approfondie des risques avant d'être mis sur le marché, les risques ne peuvent jamais être complètement éliminés. Par conséquent, réfléchissez à deux fois avant d'utiliser un pesticide et n'envisagez l’utilisation de ces produits qu'en dernier recours.

Il faut avant toute chose privilégier la prévention, l’observation et les méthodes de lutte alternatives. A la recherche de conseils sur le jardinage sans pesticides ? Vous pouvez consultez les pages suivantes :

Si vous souhaitez malgré tout utiliser un pesticide, vous découvrirez ci-dessous les règles de base pour limiter au maximum le risque pour la santé et pour l’environnement.

1. Utilisez des produits agréés

Seuls les produits autorisés (agréés) en Belgique peuvent être utilisés pour les usages mentionnés sur leur étiquette et selon les conditions d'utilisation qui y sont mentionnées. L’ensemble des produits phytopharmaceutiques autorisés au niveau belge sont repris sur le site fytoweb.be, qui dispose d’un outil de recherche par maladie, ravageur ou adventice.

Par ailleurs, en tant que jardinier amateur, vous ne pouvez utiliser que des produits homologués pour un usage non professionnel. Ces produits, dont le numéro d’autorisation contient un « G » pour « Garden », peuvent être vendus dans les jardineries et les magasins de bricolage.

2. Attention aux « remèdes de grand-mères »

En dehors des produits disponibles en magasin, on peut également se tourner vers les substances de base : il s’agit de substances dont le but premier n’est pas la protection des végétaux, mais qui sont reconnues par les autorités comme présentant un intérêt pour la protection des cultures. Citons par exemple le bicarbonate de soude contre l’oïdium sur nos légumes, le purin d’ortie contre les pucerons, le vinaigre (dilué) pour désinfecter les semences ou les outils mécaniques, … Retrouvez la liste des substances de base approuvées et leurs consignes d’utilisation sur le site fytoweb.

En dehors des substances et des consignes approuvées, il faut éviter d’utiliser (c’est même interdit) les autres recettes « fait maison » et autres « remèdes de grand-mères ». Sous des airs anodins, se cachent parfois des mélanges dangereux. Par exemple, utiliser de l’Eau de Javel pour désherber ou démousser sa terrasse est non seulement interdit, mais c’est aussi une très mauvaise idée, qui entraine une pollution importante de l’environnement et comporte des risques pour votre santé.

3. Lire attentivement l’étiquette

Avant toute utilisation, lisez attentivement l’étiquette du produit et respectez toutes les consignes d’utilisation, et notamment :

  • Le port d’équipements de protection pour les mains, le corps, les yeux…
  • Les doses mentionnées ;
  • Le délai de réentrée, c’est-à-dire le temps à respecter avant de revenir sur la surface qui a été traitée ;
  • Le délai avant récolte, c’est-à-dire la période à respecter entre le dernier traitement et la récolte de la culture.
  • Les zones tampons ou zones de non-traitement éventuelles, c’est-à-dire les bandes de terrains ne pouvant pas être traitées, pour protéger les organismes aquatiques, les insectes ou les plantes non ciblées par le traitement.

4. Ne pulvérisez que si la météo est favorable

  • Ne pulvérisez pas quand il y a trop de vent, par exemple quand vous voyez bouger les petites branches des arbres et des arbustes. Le vent risque d’emporter le produit, voire de le retourner contre vous…
  • Ne pulvérisez pas quand il pleut ou quand il va pleuvoir. La pluie emporterait directement le produit vers le sol, et le ferait ruisseler en dehors de la zone.
  • De manière générale, il est préférable d'intervenir tôt le matin ou tard le soir et d'éviter les interventions aux heures chaudes de la journée, sauf contre-indication sur l’étiquette du produit.

5. Portez toujours des protections individuelles de façon préventive

  • Portez des gants de protection résistants aux produits chimiques (gants portant le pictogramme « résistance chimique »).
  • Pensez à bien vous couvrir. L’entièreté du corps doit être protégée. Le port de bottes est recommandé, ainsi qu’un pantalon et des manches longues.
  • Pour pousser la protection jusqu’au bout, vous pouvez également porter des lunettes de protection et un masque muni d’un filtre respiratoire.

6. Limitez les risques pendant la pulvérisation 

  • Ne pulvérisez pas en présence d’autres personnes et attendez avant de laisser vos enfants et animaux retourner sur la zone qui vient d’être traitée ;
  • Ne pulvérisez pas sur des terrains reliés aux égouts (trottoirs, terrasse, …) ou à proximité des cours d’eau et plans d’eau ;
  • Eviter de pulvériser sur des plantes en fleurs, pour protéger les abeilles et les papillons.

7. Limitez les risques après l’utilisation du produit

  • Après le traitement, le matériel doit être nettoyé et rangé. Tout au long du nettoyage du matériel et de l’équipement, il faudra continuer à porter les gants : on ne les retire qu’en dernier lieu, après les avoir savonnés.
  • N’oubliez pas de vous laver abondamment les mains et le visage à l’eau savonneuse. L’idéal étant de prendre une douche entière dès que possible.

8. Bonnes pratiques de stockage

En dehors de l’utilisation des produits, il faut aussi veiller à bien les stocker :

  • Les pesticides doivent être conservés dans leur emballage d’origine bien fermé.
  • hors de portée des enfants, des animaux domestiques et loin des aliments.
  • Le local idéal est un local aéré, avec une température modérée afin de conserver l’efficacité du produit.
  • Attention également à l’humidité qui peut rendre l’étiquette ou les consignes d’emploi illisibles.

9. Bonnes pratiques d’élimination des produits

La plupart des pesticides peuvent se conserver au moins deux ans dans leur emballage d’origine fermé et dans de bonnes conditions (pas de gel, pas de chaleur excessive). Au-delà de cette période, il faut vérifier la date de péremption indiquée sur l’emballage et, le cas échéant, éliminer les produits périmés.

Bien sûr, on ne se débarrasse pas d’un pesticide n’importe comment : il faut amener les restes de produits et les emballages vides dans un Recyparc.

Dans tous les cas, ne jetez jamais de pesticides à la poubelle, dans les égouts ou dans les toilettes. C’est une question de santé environnementale !

Ressources pour aller plus loin :

Contact

En cas de doutes sur l’utilisation d’un produit phytopharmaceutique, vous pouvez contacter :

  • Le call center gratuit 0800.62.604.
  • Le n° du fabriquant renseigné sur l’étiquette du produit.

En cas d’accident ou d’intoxication, contactez le Centre Antipoisons : 070 245 245

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Alternatives pour les problèmes de « mauvaises herbes »

Les « mauvaises herbes » portent mal leur nom. Les plantes spontanées ont bien des vertus : en plus d’apporter de la couleur au jardin, elles offrent le gîte et le couvert à toute une ribambelle d’organismes vivants (abeilles, coccinelles, papillons, oiseaux, etc.), qui sont utiles pour atteindre un équilibre écologique au niveau du jardin.   Globalement, on peut s’interroger sur la réelle nécessité de lutter contre la végétation spontanée.

Si la présence d’une plante vous pose un réel problème, il faut se tourner en premier recours vers les méthodes alternatives, permettant d’éviter l’utilisation de pesticides.

Des méthodes préventives et quelques adaptations intelligentes à la conception de votre jardin peuvent fortement limiter ou retarder l’apparition des herbes spontanées. Puis, si nécessaire, il existe une multitude de méthodes curatives pour lutter contre les plantes déjà bien installées.

Lutte préventive : mieux vaut prévenir que guérir !

Paillage

Cette méthode simple et relativement peu coûteuse consiste en l’installation d’un paillis sur les surfaces nues : entre les plantes des parterres, aux pieds de haies ou d’arbres, ou sur des surfaces plus étendues. Le paillage empêche la croissance des adventices en les privant de lumière. Il permet en plus de maintenir l’humidité au niveau du sol, et limitera donc le besoin en arrosage.

Plusieurs possibilités s’offrent à vous, en fonction de la situation et de votre budget :

  • Paillage organique : paille, écorces, tontes de gazon, foin, broyat de branches, copeaux, paillettes de lin, chanvre ou miscanthus (effet anti-limaces), …
  • Paillage minéral : ardoise, billes d’argile, pouzzolane, briques concassées, graviers, …

Feutres géotextiles

Il existe sur le marché des bâches et des toiles (tissus géotextiles) biodégradables ou synthétiques, pour couvrir le sol ou empêcher l’enracinement au niveau des cheminements et des allées en gravier ou en pavé.

Si la situation le permet, préférez les matériaux naturels (jute, toiles de chanvre, de coco,…), aux bâches et toiles non biodégradables (plastique et autres produits synthétiques) qui ont plus d’impact sur l’environnement et peuvent asphyxier le sol.

Plantes couvre-sol

Il s’agit de plantes basses à développement relativement rapide, qui ont la capacité de couvrir rapidement les surfaces et donc d’empêcher l’apparition d’herbes spontanées. Elles présentent les mêmes avantages que les paillis organiques auxquels, s’ajoute une contribution à la nature, sous réserve de choisir des espèces d’origine indigène ou intéressantes pour la biodiversité.

Exemple de plantes couvre-sol : petite pervenche, bugle rampante, pulmonaire officinale, campanule…

Végétalisation

La végétalisation permet d’enherber un espace plutôt que de le désherber. On limite ainsi l’entretien à la tonte ou au fauchage plutôt qu’au désherbage, souvent plus énergivore et chronophage.

On peut par exemple réduire la largeur des chemins minéralisés, ou bien les enherber avec des mélanges de semences prévues pour résister au piétinement. C’est d’ailleurs ce que pratiquent les communes, en enherbant les allées en gravier des cimetières.

Tolérance aux plantes sauvages

Avant de penser à réaliser des aménagements ou à désherber, on peut s’interroger sur la réelle nécessité de lutter contre la flore spontanée. La végétation entrave-t-elle la sécurité ? (sol glissant, visibilité) ou la santé publique (pollen allergisant, plantes irritantes, etc.) ? Certains endroits, peu fréquentés, pourraient n’être tondus ou fauchés qu’une à deux fois par an. Apprenons à cohabiter avec les plantes sauvages en développant notre tolérance et notre curiosité vis à vis de la végétation spontanée !

Tonte différenciée

Le concept de « tonte différenciée » implique de varier les fréquences et les surfaces de tonte : dans certaines parties, moins utilisées, on laissera des espaces plus naturels et tondus moins souvent tandis que les zones plus utilisées seront tondues fréquemment afin de permettre le passage. Certaines zones plus sauvages peuvent même faire l’objet d’un fauchage tardif : un seul fauchage annuel après le 1er août, de préférence en septembre pour laisser le temps aux fleurs de nourrir les pollinisateurs. 

C’est aussi l’opportunité de se montrer créatif, en dessinant des formes, des chemins, des labyrinthes… qui apporteront de la structure au jardin, et qui raviront les enfants et les plus grands. Devenez en quelque sorte un/une artiste de la tondeuse !

Lutte curative alternative

Désherbage manuel

Ces méthodes demandent un peu d’huile de coude mais sont très efficaces, en particulier pour les petites surfaces difficiles d’accès. Autres avantages : leurs résultats sont visibles immédiatement, elles sont 100 % écologiques, éliminent souvent les racines, demandent peu de connaissances techniques, et évitent de devoir acheter un matériel coûteux.

A chaque situation son outil :

  1. Pour les dépôts verts, mousses et herbes sur terrasse
    • Balayez régulièrement avec une brosse à récurer ou une brosse à joint ;
    • Pour désherber les joints, il existe aussi des couteaux/outils grattoirs spécifiques.
    • Si votre terrasse n’est pas en bois, mais dans un autre matériau solide (carrelage, pierre…), vous pouvez également la nettoyer par jets d’eau à haute pression.
  2.  Pour les chemins en gravier ou en dolomie
    • Contre les mousses et les jeunes pousses, ratissez à l’aide d’une ratissoire, ou binez à l’aide d’une binette ;
    • Et contre les plantes mieux enracinées : coupez ou arrachez, manuellement ou à l’aide d’outils désherbeurs qui peuvent prélever la plante et ses racines.
  3. Pour les massifs et le potager
    • binettes, ratissoires, sarcloirs, grattoirs, etc.

Désherbage mécanique

Le désherbage mécanique est basé sur l’arrachage ou l’érosion des parties aériennes des plantes, au moyen de différents types de matériels comme, par exemple, la balayeuse ou brosse rotative, la herse fixe ou rotative, ou la débroussailleuse.

Notez qu’il existe dans le commerce des outils de désherbage mécanique (brosses, herses, …) qui sont adaptables sur les débroussailleuses traditionnelles. Ces techniques sont efficaces sur des surfaces relativement linéaires et avec peu d’obstacles. Elles s’utilisent essentiellement sur des surfaces imperméables ou peu perméables (pavés, klinkers, dalles, ...). Ces méthodes nécessitent le port d’équipements de protection adaptés, notamment pour prévenir le risque de projections de petits éléments (gravillons, éclats de verre, etc.) et les nuisances acoustiques (port de protections auditives).

Désherbage thermique 

Beaucoup connaissent l’astuce de l’eau de cuisson (des pâtes, pommes de terre, légumes…) à verser pour détruire quelques plantes, sur des petites surfaces. Cela fonctionne très bien, mais attention tout de même aux brûlures.

Pour désherber thermiquement de plus grandes surfaces, il existe des appareils sur le marché pour les non professionnels :

  • Des brûleurs à flamme directe (alimenté par une bonbonne de gaz) ;
  • Des désherbeurs électriques qui soufflent de l’air très chaud ;
  • Des appareils qui chauffent à l’aide de rayonnement infrarouge.

Dans tous les cas, l’objectif est le même : provoquer un choc thermique aux plantes et dessécher leurs parties aériennes. Attention, un passage de 2 secondes par plante est suffisant. Il ne faut pas attendre que la plante soit complètement brûlée, ce serait même contre-productif, en plus de la perte de temps et de la surconsommation d’énergie.

Ces techniques sont efficaces contre les plantes à faible développement sur les terrains revêtus comme, par exemple, les allées en gravier. Il sera, par contre, nécessaire de passer plusieurs fois par an sur les surfaces à désherber en fonction des résultats attendus. Après la première utilisation à la reprise de la végétation, il est notamment recommandé de repasser une deuxième fois 5 jours plus tard pour détruire les nouvelles plantules.

Quelques bémols au désherbage thermique :

  • L’utilisation de ces machines n’est pas sans risque, en particulier en termes de brûlures. Elle nécessite des précautions particulières et l’utilisation d’un équipement de protection adapté, notamment des gants isolants (pour la manipulation des parties chauffantes), des pantalons et des chaussures adaptées ;
  • Certaines méthodes présentent également des risques d’incendies importants ;
  • Certains outils entraînent une consommation importante de carburant et une production de CO2.

Lutte curative chimique

Vous avez essayé la prévention et les techniques de lutte alternative, mais rien n’y fait, vous pensez avoir besoin d’un herbicide pour régler votre problème ?

L'utilisation de pesticides au jardin, dans et autour de la maison peut présenter un risque pour les humains, les animaux et l'environnement. Bien que tous les produits fassent l'objet d'une évaluation approfondie des risques avant d'être mis sur le marché, les risques ne peuvent jamais être complètement éliminés. Par conséquent, réfléchissez à deux fois avant d'utiliser un pesticide et n'envisagez l’utilisation de ces produits qu'en dernier recours.

Si vous décidez d'utiliser un pesticide, suivez attentivement les instructions figurant sur l'emballage et respectez le dosage recommandé.

Cette page vous donnera quelques règles de base à respecter pour limiter les risques quand on utilise un pesticide.

Ressources pour aller plus loin :

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Alternatives pour les problèmes d’insectes ou de limaces

Certains insectes et limaces peuvent parfois mettre nos nerfs à rude épreuve au jardin. On se sent parfois désarçonnés devant le spectacle de nos légumes ou de nos fleurs attaqués. Dans tous les cas, pas de panique. Il faut dans un premier temps observer et évaluer les dégâts. Il n’est pas toujours nécessaire d’intervenir. Les organismes ravageurs de culture font également partie de l’écosystème, participent au recyclage de la matière organique et attirent toute une série de prédateurs alliés du jardinier (coccinelles, syrphes, oiseaux, hérissons…)

Si la prévention n’est pas suffisante et si l’attaque dépasse un niveau acceptable, on peut limiter les dégâts sans pour autant avoir besoin de produits phytopharmaceutiques.

Lutte préventive : mieux vaut prévenir que guérir !

Restaurer l’équilibre écologique au jardin

Pas besoin d’intervenir si les animaux qui causent les nuisances sont régulés par leurs prédateurs naturels Offrez le gîte et le couvert aux organismes qui vous aident au jardin. Prévoyez des plantes riches en pollen et en nectar, des haies bocagères nourricières et refuges, des points d’eau, des petits refuges pour la faune (du nichoir au tas de branches ou de cailloux).

Diversifier les cultures

La diversification revient à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier.

Certaines plantes sont plus sensibles que d’autres aux attaques ou attirent des ravageurs spécifiques. En diversifiant les espèces végétales au jardin, on diminue le niveau global de dégâts, tout en assurant une certaine sécurité de production face aux aléas climatiques, mais également face aux maladies. Les mélanges de variétés ou d’essences ont aussi l’avantage d’offrir un étalement de la foliaison, de la floraison et de la fructification, ce qui est esthétiquement et écologiquement intéressant (refuge, alimentation, habitat,...). 

Associer les plantes

Certaines associations de plantes permettent une protection supplémentaire contre les ravageurs et les maladies. Par exemple certaines plantes aromatiques dégagent des huiles essentielles et d’autres substances répulsives insecticides ; les œillets d’Inde (tagettes) repoussent de nombreux insectes ; le basilic agit comme répulsif pour les mouches et moustiques ; le thym protège les cultures de choux ; etc.

Rotation des cultures

La rotation consiste à alterner les cultures d’une année à l’autre afin de retarder l’apparition des ravageurs et d’entraver leur développement. En effet, planter la même culture d’année en année sur une même parcelle favorise la prolifération des ravageurs et des maladies et appauvrit les sols.

Lutte alternative contre les insectes ravageurs 

Voiles et filets de protection.

C’est une pratique courante qui empêche l’accès des organismes nuisibles à la culture à protéger en ayant une action strictement passive. Cette méthode est utilisée notamment contre les altises, mouches du chou, noctuelles, piérides… Les filets peuvent être placés directement sur les plantations à protéger (arbres, rangées, etc.), ou aux voies d’entrée pour les cultures sous abris. Différentes tailles de mailles existent pour être adaptées aux différents organismes cibles.

Piégeage chromatique

Le principe est d’attirer les insectes avec certaines couleurs (jaune, bleu blanc ou rouge selon la préférence de l’espèce ciblée) vers les pièges où ils seront neutralisés (emprisonnement, adhérence à des surfaces engluées). Par exemple, le jaune attire les aleurodes et les pucerons, tandis que le bleu attire les thrips.

Ces pièges permettent une capture en masse et sont aussi fréquemment utilisés comme outils de surveillance pour la détection et le recensement des populations d’insectes.

Lutte biologique

La lutte biologique est l'utilisation d'organismes vivants (on parle d’organismes auxiliaires) pour diminuer ou contrôler la densité de population d'un organisme vivant considéré comme nuisible.

L’idéal est de renforcer les organismes auxiliaires (coccinelles, carabes, oiseaux…) naturellement présents au jardin en leur offrant le gîte et le couvert.

Mais on trouve également des organismes de lutte biologique dans le commerce : prédateurs (larves de coccinelles par ex.), parasites (guêpes parasites) et parasitoïdes (trichogrammes par ex.).

Lutte alternative contre les limaces 

  • Travailler la couche superficielle du sol, afin de la maintenir meuble et sans crevasse, pour perturber les pontes et réduire ainsi la population de limaces.
  • Plantez des végétaux répulsifs, comme l’ail et l’oignon, à proximité des plantes sensibles comme les laitues.
  • Les limaces se déplacent la nuit sur des substrats humides. Arrosez donc plutôt le matin, le moins fréquemment possible et de préférence au pied des plantes.
  • Eloignez le compost et les végétaux en décomposition du potager ou des plantes sensibles, car ils attirent les limaces.
  • Placez des barrières physiques :
    • Achetez ou construisez une barrière avec collerette (bord recourbé infranchissable). Ce type de barrière peut être placé autour de parcelles entières ou autour des plantes particulièrement sensibles.
    • Vous pouvez également installer une bande de cuivre autour de pots et des jardinières pour tenter de dissuader les limaces.
  • Piégez et éliminez les limaces :
    • Attirez les limaces sous de faux abris : planches, tuiles, carton humide… sous-lesquels les limaces viendront se cacher la journée. Vous pourrez alors facilement les attraper, les déplacer ou les éliminer.
    • Installez un piège à bière, du commerce ou fait maison. Il faut vider le piège et renouveler le liquide régulièrement. La bière attirant fortement les limaces, mieux vaut la diluer pour éviter d’attirer toutes les limaces du quartier. Mieux vaut également placer ce piège à l’extérieur du potager pour les éloigner de vos cultures. Enfin, pour éviter de porter atteinte aux hérissons et carabes (insectes prédateurs) qui se nourrissent de limaces, il faut veiller à placer un couvercle percé sur le piège et un système anti-noyade.
  • Le soir ou en période humide, il est possible également de les collecter manuellement, sans piège.
  • Passez à la lutte biologique :
    • On trouve dans le commerce des nématodes, de minuscules vers parasites des limaces, à diluer dans de l’eau et à répandre avec un arrosoir.
    • Si vous en avez la possibilité, vous pouvez également élever des canards « coureur indien » qui consomment beaucoup de limaces, sans être intéressés par vos cultures.

Lutte curative chimique

Vous avez essayé la prévention, les techniques de lutte alternative, mais rien n’y fait, vous pensez avoir besoin d’un insecticide ou d’un molluscicide (pesticide anti-limaces) pour régler votre problème ?

L'utilisation de pesticides au jardin, dans et autour de la maison peut présenter un risque pour les humains, les animaux et l'environnement. Bien que tous les produits fassent l'objet d'une évaluation approfondie des risques avant d'être mis sur le marché, les risques ne peuvent jamais être complètement éliminés. Par conséquent, réfléchissez à deux fois avant d'utiliser un pesticide et n'envisagez l’utilisation de ces produits qu'en dernier recours.

Si vous décidez d'utiliser un pesticide, suivez attentivement les instructions figurant sur l'emballage et respectez le dosage recommandé.

Cette page vous donnera quelques règles de base à respecter pour limiter les risques quand on utilise un pesticide.

Ressources pour aller plus loin :

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Alternatives pour les problèmes de maladies

Des taches brunes ou blanchâtres sur les feuilles ? Des zones nécrosées ou des fruits qui pourrissent ? Vos plantes pourraient être atteintes de maladies. Ces dégâts sont causés par des champignons microscopiques, certaines bactéries dites « phytophatogènes », des virus ou encore des nématodes. Il n’est malheureusement pas toujours simple d’identifier précisément la maladie en question. Dans certains cas, mieux vaut s’adresser à des experts en phytopathologie, qui vous préconiseront les méthodes de gestion adéquates.

Heureusement, il existe des méthodes génériques pour prévenir le développement des maladies, et limiter les dégâts. Tout ça sans pesticides !

Lutte préventive : mieux vaut prévenir que guérir !

La bonne plante au bon endroit

Le choix des variétés végétales doit idéalement être défini en fonction des conditions de culture telles que l’ensoleillement, l’humidité, l’intervalle de températures jour/nuit pendant le cycle végétatif et le type de sol (pH, texture, structure…). En effet, une plante qui pousse dans les conditions qu’elle apprécie sera bien plus résistante aux maladies. Certaines variétés sont également plus « rustiques », plus résistantes que d’autres.

Dans la même idée, il faut respecter les conditions de semis indiquées sur les sachets de semences (période, températures, conditions climatiques).

Arrosage raisonné

Un manque ou un excès d’eau affaiblit les plantes. Il est recommandé d’arroser tôt le matin ou tard le soir, et d’apporter de grandes quantités d’eau ponctuellement plutôt que de petites quantités en permanence. De cette façon, le substrat est humidifié sur une plus grande profondeur et on stimule l’enracinement profond des plantes.

Au contraire, un substrat trop humide en permanence favorise le développement de maladies fongiques.  

Evitez également d’arroser le feuillage. En plus de brûlures, vous risquez de favoriser le développement des champignons pathogènes.

Fertilisation raisonnée

Une fertilisation mal adaptée porte préjudice aux plantes. Un excès en engrais azoté peut par exemple provoquer des brûlures ou une croissance trop rapide des plantes, qui seront alors plus sensibles aux maladies. Dans l’objectif de conserver un bon équilibre des éléments minéraux et oligo-éléments et ce tout au long du cycle de vie des plantes, il peut être utile de procéder à des analyses de sol.

Diversifiez vos plantations

Apporter de la diversité au potager revient à ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. Les monocultures, ce n’est jamais bon, que ce soit en agriculture ou au jardin. Une maladie survient, se propage rapidement et vous pouvez tout perdre. Si vous diversifiez vos plantations, par contre, les pertes éventuelles de quelques plantes seront acceptables et passeront peut-être même inaperçues. De même, espacer les plantes sensibles aux maladies permettra de limiter les contaminations.

Réalisez une rotation au potager

Planter la même culture d’année en année sur une même parcelle favorise la prolifération des ravageurs et des maladies, en plus d’appauvrir les sols.

La rotation des cultures consiste à alterner les cultures d’une année à l’autre sur une même parcelle, afin de contrer la propagation d’ennemis des cultures.

Taille raisonnée

La taille des arbres et arbustes peut engendrer des plaies et blessures qui sont des portes d’entrée de premier choix pour les maladies et ravageurs. On évitera donc des tailles trop sévères, d’autant plus qu’elles peuvent aussi affaiblir les plantes car elles dépensent alors beaucoup d’énergie à cicatriser. Et on gardera en tête que des outils de taille mal entretenus ou contaminés sont un important vecteur de propagation des maladies. Il faut donc toujours désinfecter ses outils (à l’eau oxygénée, l’alcool à 70° ou encore au vinaigre).

Lutte curative alternative

  • Détruisez les parties de plantes atteintes, en veillant à désinfecter les outils de coupe pour ne pas propager d’avantage la maladie.
  • Attention, on veillera à récupérer tous les débris de plantes malades (branches, feuilles, fruits, fleurs) pour les jeter dans des sacs poubelles. Il faut éviter de les laisser sur place ou de les mettre au compost, au risque de contaminer le jardin l’année prochaine.
  • Le bicarbonate de soude est officiellement reconnu comme une méthode de lutte contre l’oïdium des légumes, après dilution dans de l’eau et pulvérisation sur les feuilles, tel que recommandé dans cette fiche.

Lutte curative chimique

Vous avez essayé la prévention, les techniques de lutte alternative, mais rien n’y fait, vous pensez avoir besoin d’un fongicide pour régler votre problème ?

L'utilisation de pesticides au jardin, dans et autour de la maison peut présenter un risque pour les humains, les animaux et l'environnement. Bien que tous les produits fassent l'objet d'une évaluation approfondie des risques avant d'être mis sur le marché, les risques ne peuvent jamais être complètement éliminés. Par conséquent, réfléchissez à deux fois avant d'utiliser un pesticide et n'envisagez l’utilisation de ces produits qu'en dernier recours.

Si vous décidez d'utiliser un pesticide, suivez attentivement les instructions figurant sur l'emballage et respectez le dosage recommandé.

Cette page vous donnera quelques règles de base à respecter pour limiter les risques quand on utilise un pesticide.

Ressources pour aller plus loin :

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Moyens de lutte alternatifs contre les indésirables du jardin