C’était 2025 !

Au cours de l’année écoulée, seules de nouvelles substances actives d’origine naturelle ont été approuvées, à savoir l’extrait de pépins de raisin, le fer, le lysat de l’amibe bactéricide Willaertia magna, le granulovirus Betabaculovirus phoperculellae, les souches bactériennes Bacillus subtilis RTI477 et Bacillus velezensis RTI301, ainsi que la souche fongique Pythium oligandrum B301. Pour cette dernière, la Belgique a agi en tant qu’État membre rapporteur.

Les autorisations des substances actives suivantes ont été prolongées : la milbémectine, l’huile de colza, la quinoléine-8-ol et le lénacile. Pour cette dernière également, la Belgique a agi en tant qu’État membre rapporteur. Les substances actives fenpyrazamine et flufénacet ont été interdites.

Lors de l’interdiction d’une substance active, des délais d’écoulement pouvant aller jusqu’à un an et demi peuvent être prévus pour les stocks existants de produits phytopharmaceutiques encore présents sur le marché. En 2025, les délais d’écoulement ont expiré pour les produits à base de ces substances actives interdites par le passé : tritosulfuron, métribuzine, mépanipyrim, diméthomorphe.

Il est rare que des substances interdites puissent de nouveau être autorisées sur le marché. Ce fut le cas du prosulfocarbe, pour lequel certaines autorisations ont pu à nouveau être délivrées début 2025 après la suspension de 2024, mais avec des conditions d’utilisation supplémentaires importantes afin de limiter l’impact sur la santé humaine.

En 2025, une baisse notable du nombre de nouvelles demandes d’autorisation introduites au niveau national a également été constatée. Pour pallier quelque peu la diminution du nombre de produits phytopharmaceutiques disponibles, 35 autorisations d’urgence ont été accordées et 115 autorisations ont été étendues à des cultures complémentaires sur demande du secteur agricole.

La liste des produits et matériels autorisés pour la réduction de la dérive a été mise à jour comme chaque année. En outre, en 2025, une obligation générale a été instaurée imposant, à partir de 2026, l’application d’un taux de réduction de la dérive d’au moins 75 % lors des pulvérisations en plein air. Le respect de cette mesure sera vérifié lors du contrôle obligatoire des pulvérisateurs.

Les conditions de stockage des gaz dangereux et des produits générant des gaz ont été renforcées.

Par ailleurs, dans le cadre du projet fédéral “Open data”, toutes les données relatives aux autorisations de produits phytopharmaceutiques ont été rendues publiques, afin que d’autres instances puissent les utiliser dans le cadre de leurs objectifs.

Enfin, de nombreux efforts ont été déployés pour adapter les autorisations du captane aux restrictions imposées en 2024 afin de prolonger l’approbation au niveau de l’UE. Il s’agit de conditions d’utilisation plus strictes visant à réduire suffisamment l’exposition de l’environnement.

Outre le prosulfocarbe mentionné ci-dessus, des mesures supplémentaires avaient déjà été nécessaires au niveau national pour la terbuthylazine et la bentazone. Des conditions d’utilisation de plus en plus strictes sont nécessaires pour maintenir les produits phytopharmaceutiques sur le marché, et seul le respect de ces conditions peut permettre un usage durable.

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